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4.3.1. évolution de la position des coureurs français dans la hiérarchie mondiale 

 

            Chez les jeunes, si l’on analyse les résultats des 3 dernières saisons, la France apparaît comme la meilleure nation mondiale, puisque nos coureurs ont remporté les deux-tiers des titres européens. Un résultat qui témoigne de la bonne santé du ski sur français à l’heure actuelle et qui est aisément compréhensible : les jeunes nécessitent peu de moyens matériels et financiers, et l’excellent travail réalisé par les clubs et les Comités Régionaux est suffisant pour permettre aux jeunes d’accéder au plus haut niveau international.

 

            A partir des juniors, l’obtention de résultats sur la scène internationale demande davantage de moyens techniques, matériels et financiers. La structure fédérale prend le relais de la structure de club pour assurer l’entraînement des Juniors. Grâce aux efforts réalisés depuis 5 ans, nos Juniors ont enfin regagné le devant de la scène internationale, puisque Céline Kopp (argent au combiné, bronze en spécial) et François Lalubie (bronze en super-G) ont décroché, aux derniers Championnats du Monde Juniors, les premières médailles françaises depuis 10 ans. Il faut toutefois reconnaître que ces deux coureurs sont les seuls à bénéficier d’un entraînement soutenu sur neige (tant sur le plan physique que technique), via une structure alpine, qui leur permet de palier à l’insuffisance des entraînements sur herbe. Ceux qui ne peuvent pas s’appuyer sur un tel acquis hivernal, finissent par rentrer dans le rang, même s’ils étaient parmi les meilleurs chez les jeunes. Notre objectif est de remédier à cette lacune et de permettre à tous nos coureurs de bénéficier d’une préparation optimale dès 1998.

 

            Chez les seniors, l’alpin ne constitue plus un palliatif suffisant et le manque d’entraînement et de préparation devient très problématique. Les Français ne sont plus en mesure de rivaliser avec les meilleurs mondiaux et se situent, au mieux, aux alentours de la 15è - 20è place. Notre ambition est de placer des coureurs français parmi les 5-10 meilleurs mondiaux dans toutes les disciplines d’ici à l’an 2000.

 

            Notre objectif principal en matière de compétition est de remédier dans les plus brefs délais à la situation actuelle, que l’on peut résumer comme ceci : en dépit de leur position dominante chez les jeunes, les coureurs français régressent au fur et à mesure qu’ils montent dans les catégories. Cela se révèle particulièrement flagrant si l’on compare l’évolution des résultats obtenus sur le plan international par la France, avec celles des nations qui se donnent les moyens de rester au sommet de la hiérarchie mondiale, comme, par exemple, l’Italie et la République Tchèque (fig. 1a, 1b, 1c).

 

fig. 1a : nombres de titres européens chez les jeunes.

 

La France exerce une position dominante en Europe chez les Jeunes.

 

fig. 1b : nombres de médailles mondiales chez les juniors.

 

L’Italie et la République Tchèque constituent les deux nations les plus fortes aux mondes chez le juniors. La France résiste, mais est très nettement dépassée, n’ayant pu faire fructifier sa domination chez les jeunes.

 

fig. 1c : nombres de médailles mondiales chez les seniors.

Seule la République Tchèque parvient encore à résister à la puissance italienne. La France est définitivement rentrée dans le rang, apparaissant davantage comme une nation de second ordre.