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6. DISPOSITIONS COMMUNES A TOUTES LES EPREUVES DE SKI SUR HERBE

 

A) Aire de départ de la piste

 

Dans le cas où la zone de départ de la piste présente une dénivellation inférieure à 12 %, il faut prévoir l’installation d’une  plate-forme et d'une rampe d'élancement pour le départ. L’emplacement du lançoir sera défini sur le site même en fonction des conditions de terrain et de relief. 

Description technique indicative du lançoir :

 

Rampe d’élancement :

puce

 Longueur : 6 à 8 mètres

puce

 Largeur  minimale : 1,20 mètre

Dénivellation maximale de la rampe : 20 à 25 %

Dimensions minimales de la plate-forme d’élan :

puce

 Longueur : 3 mètres

puce

 Largeur : 2 mètres

 

La plate-forme devra être équipée de garde-fous sur les côtés contre les chutes latérales si la hauteur de la plate-forme est située à plus de 0,80 mètre au-dessus du sol. Elle devra être équipée si possible d’un toit placé à une hauteur minimale de 2,5 mètres.

La rampe d’élan et la plate-forme seront recouvertes d’un tapis de type moquette dont les joints et les raccords devront être posés de telle sorte qu’ils ne puissent  ni dépasser, ni se redresser.

L’accès à la plate-forme ne doit présenter aucun risque de chute et doit être aisé au moyen de marches stables ou d’une rampe anti-recul à barreaux horizontaux.

Les rampes d’accès et d’élan devront être fixées et calées. Le lançoir devra être rendu stable et exempt d’oscillations à l’usage.

La plate forme de départ devra comporter un montant support suffisant pour que les installations du portillon de départ; des dispositifs de chronométrage et de doublage chrono, et de la liaison radio avec l’arrivée puissent se faire dans de bonnes conditions.

Deux plinthes en bois d’une hauteur de 10 cm et d’une longueur d’environ 1 mètre devront être disposées sur la plate-forme. Elles  seront fixées perpendiculairement au portillon de départ et distantes d’environ 60 cm entre elles de manière parallèle. Elles ont pour fonction d’éviter que les skis ne puissent se déporter latéralement ou glisser.

 

La rampe d’élan devra comporter dans sa partie supérieure et de part et d’autre au droit du portillon de départ, des points d’emplacement répartis (3 ou 4) pour recevoir les pointes de bâtons de ski. Ces emplacements seront constitués soit par des encoches antidérapantes soit par des taquets fixés sur la rampe d’élan. Ils permettant de maintenir ponctuellement calés au même niveau, les 2 bâtons pendant l’impulsion du coureur au départ.

 

Le lançoir devra être mis en place et être opérationnel dès le début des entraînements. Il sera contrôlé régulièrement par le DT aux moments des entraînements comme avant la compétition. Ce dernier pourra si besoin est, faire des propositions techniques d’amélioration que l'organisateur devra réaliser rapidement. 

L’angle de raccordement de la rampe d’élan avec la piste devra être aménagé et adouci si besoin est, pour éviter tout risque brutal de chute par blocage net au passage des skis. 

La baguette pour le déclenchement du portillon de départ devra être installée et fixée sur le montant support à une hauteur minimale de 80 cm au-dessus de la plate-forme.

 

L’organisateur devra avoir préparé et prévu pour toute la durée des compétitions, deux ou trois baguettes de rechange. Il devra les mettre à disposition de l’officiel chargé du départ dès le début des compétitions avec l’outillage adéquat pour effectuer rapidement le démontage rapide et le changement de baguette. 

Le fait de s’élancer en sautant par-dessus la baguette de départ sans que le chronométrage puisse être déclenché entraîne la disqualification du concurrent. 

B) Matériels d’organisation

puce

 piquets homologués FIS (rotules, plastiques, banderoles pour slalom géant et super-G)

puce

 chronométrage électronique avec imprimante

puce

 matériel pour doublage chronométrage manuel

puce

 filets de sécurité (aires de départ et d’arrivée, délimitation de la piste, protection des spectateurs...)

puce

 matelas de protection, bottes de paille

puce

 tarière et barres à mines

puce

 sciure de bois pour marquer au sol l’emplacement des piquets

puce

 panneau d’affichage

puce

 local pour le comité de course disponible la veille de chaque épreuve et pour toutes réunions éventuelles

puce

 matériels de secours, d’assistance et d’évacuation appropriés préparés et opérationnels dès le début des entraînements avec le personnel secouriste qualifié (pompiers, infirmiers) et prévenir le centre médical le plus proche ainsi qu'un docteur dès le début des entraînements et des épreuves prévus.

puce

 poste d'eau pour le lavage des skis (tuyau + grande bassine réservoir), à prévoir dans une aire de lavage bien délimitée

puce

 postes radio de communication ou talkie-walkie.

  

C) Remontées Mécaniques

 

L'organisateur devra assurer la gratuité des remontées mécaniques les jours des courses organisées.

L'organisateur pourra demander une participation forfaitaire journalière pour le fonctionnement de la remontée mécanique pour les entraînements. Le montant de cette participation devra être indiqué lors de l'envoi du programme de la compétition.

  

D) Préparation de la piste

 

puce

 La piste devra être prête avant le début des entraînements officiels. Toute la signalisation et le balisage directionnel ou de prévention ainsi que les dispositifs de sécurité et de protection devront être mis en place et être opérationnels tant sur la piste que sur la remontée mécanique.(téléski ou télésiège...).

puce

 L’herbe devra avoir été fauchée, ramassée et évacuée de la piste.

puce

 La surface ainsi fauchée permettra d’assurer un balisage directionnel d’ensemble de la piste d’évolution.

puce

 Le lançoir de départ devra être installé et être opérationnel dès les entraînements.

puce

 Une piste d’entraînement indépendante pourra être prévue notamment dans le cas des grandes épreuves internationales.

puce

 L’aire d’arrivée sera aménagée, balisée et mise en sécurité contre tout obstacle et la présence éventuelle de spectateurs dès les entraînements.

puce

 Une assistance médicale équipée devra être mise en place et être opérationnelle dès les entraînements.

 

 L’organisateur devra éventuellement prévoir la mise en place supplémentaire sur simple demande, des protections et d’une signalisation spécifique pour tenir compte de caractéristiques particulières éventuelles de la piste (matelas mousse, bottes de pailles, filets, tapis, moquettes, banderoles, rubalises fluo...etc).

 

La piste de ski sur herbe devra être propre, dépourvue de cailloux, branchages, souches, ronces et revêtue d’un tapis herbeux reconnu d’épaisseur suffisante. La piste devra en outre ne présenter ni trous ni sillons ni fossés, lesquels devront être comblés de terre, tassés et mis à niveau avec le terrain herbeux existant. Il pourra être demandé si nécessaire de recouvrir la zone remblayée d’un tapis moquette qui sera fixé et ancré au sol.

  

E) Disposition concernant l’homologation de la piste

 

L’organisateur devra demander un dossier d’homologation qui lui sera fournis par le comité Ski sur herbe. Il devra le compléter en indiquant notamment :

 

puce

 l’emplacement de lavage ainsi que la prise d’eau

puce

 une carte à l’échelle 1 : 5 000 comportant les courbes de niveau de la piste ainsi que le tracé du parcours.

puce

 une coupe longitudinale à l’échelle 1 : 1 000 représentant la dénivellation et la longueur du parcours

 

 La vue en plan devra indiquer :  l’emplacement de la remontée mécanique, les parkings disponibles et les accès pour les secours.

 

F) Homologation des skis sur herbe

 

Actuellement, les marques de ski sur herbe suivantes sont homologuées pour les courses officielles :

 

puce

 Rollka, (Italie)

puce

 SpeedyJack -Balek (Autriche)

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 Ausus (Japon)

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 E’Sam (Japon) 

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 Ongtex (Taiwan)

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 Pan Sun (Taiwan)

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 Skika (Taiwan)

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 DLWH Grasschi - Spinka (Autriche)

 

G) Caractéristiques des matériels de ski sur herbe

 

Longueurs

Les skis sur herbe sont fabriqués en différentes longueurs. La longueur maximale des skis pour les courses n’est plus limitée depuis 2002.

Hauteur et enroulement du rail de glissière

 

La hauteur maximale des skis sur herbe, utilisables dans les courses officielles est limitée à 12 centimètres. Elle est mesurée au niveau de la plaque de chaussage. Par ailleurs, l’écart entre les galets et la plaque de chaussage doit obligatoirement être supérieur ou égal à 0,5cm.

 

L’enroulement du rail à l’avant comme à l’arrière du ski, doit être réparti au minimum sur trois galets.

L’enroulement minimal autorisé du rail de glissière est fonction du modèle de ski sur herbe :

 

puce

 modèle de longueur 60 cm :             1,0 cm                   

puce

 modèle de longueur 70 cm:              1,0 cm                   

puce

 modèle de longueur 80 cm:              1,5 cm                   

puce

 modèle de longueur 90 cm et plus    1,5 cm

 

 Produits pour l’entretien

 

Les lubrifiants et les produits de lavage biodégradables et solubles à l’eau doivent être utilisés pour l’entretien, le nettoyage et la lubrification des skis. Les fiches techniques des lubrifiants sont exigibles par le D.T. et le comité de course organisateur. 

Equipements complémentaires

A compter du 1 mai 2003, tous les skis sur herbe devront être équipés de plaque de protection internes à l’avant et à l’arrière afin de limiter les risques de casse de galets en cas de choc entre les skis.

 

H) Emplacement pour le lavage et l’entretien des skis (Aire de service)

 

Les emplacements de lavage et d’entretien des skis situés au départ et à l’arrivée de la piste devront être balisés et pourvus de panneaux indicateurs. Ils devront être séparés du public par des filets. La lubrification et le nettoyage des skis ne seront autorisés qu’à l’intérieur de ces périmètres délimités.

 

Les aires de service pour le lavage ou pour l’entretien seront placées de façon à ne pas gêner les spectateurs, ni le déroulement des compétitions et les parkings de stationnement des véhicules. Elles seront placées à l’écart de la piste de course et des zones de départ et d’arrivée.

 

L’aire de service pour le lavage des skis devra être pourvue d’un canal d’évacuation des eaux usées relié à un exutoire naturel afin d’éviter que l’aire soit inondée. Il est souhaitable voire recommandé d’organiser l’aire de service sur un sol dur, bétonné ou goudronné par exemple, ou sur caillebotis bois ou métal, afin d’éviter la formation de boue consécutive aux éclaboussures du lavage  et à la vidange des seaux .

 

Les aires de service devront être équipées de poubelles et rendues fonctionnelles dès le début des entraînements et jusqu’à la fin des compétitions.

 

I) CLASSEMENT DES COUREURS 

Le facteur F ski sur herbe est réactualisé pour chaque nouvelle saison. Sa valeur est fonction du facteur F alpin et équivaut pour chaque discipline du ski sur herbe (Slalom, Géant, Super-G) à la moitié de la valeur alpine appliquée.